Figure ou carte à jouer

La plupart des cartes à jouer actuellement utilisées en Europe possèdent deux éléments les distinguant : leur valeur et leur enseigne (ou couleur, généralement au nombre de quatre).

Au sein d’une même enseigne, les cartes sont organisées en valeurs croissantes ; si la plupart sont désignées par des nombres (deux, trois, quatre, etc…), certaines ont un nom particulier et sont représentées par le dessin d’une personne. Ces cartes sont appelées « figures ».

Les jeux de carte européens utilisent le plus souvent trois figures pour chaque enseigne, soit douze figures au total. Leur nom varie suivant les régions :

  • les jeux espagnols et italiens comportent un valet (essentiellement représenté par un homme assez jeune, debout), un cavalier (un homme assis sur un cheval) et un roi (un homme portant une couronne) ;
  • les jeux allemands et suisses font également usage de trois figures masculines : un Unter (un homme de basse extraction ou un soldat), un Ober (un homme de classe aisée) et un roi ;
  • les jeux français remplacent la 2e figure masculine par une femme, la dame.

L’ordre des cartes varie fortement d’un jeu à l’autre mais les figures sont souvent parmi les plus fortes cartes d’un jeu. Le valet/Unter est souvent la figure la plus faible, suivi du cavalier/Ober/dame. Le roi est souvent la figure la plus forte.

De nombreux jeux de cartes contemporains contiennent un ou deux jokers. S’ils représentent une personne (souvent un bouffon ou clown), ils ne sont généralement pas considérés comme des figures et leur usage diffère des autres cartes. Le tarot français comprend également l’excuse, une carte marquée d’une étoile et représentant un joueur de mandoline ; il s’agit toutefois d’un atout particulier et la carte n’est pas non plus considérée comme une figure.

En dehors d’Europe, les jeux de cartes d’autres traditions ne font pas forcément usage de figures.